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A propos d’Internet et de la liberté

Internet est une invention très récente. Elle ne date que de la fin du 20ème siècle, et la généralisation de son utilisation à travers le monde ne remonte qu’au début des années 2000. Je passerai sur son développement et sa structure, pour ne m’attacher qu’à l’aspect utilisateurs. Les outils mis en place au 21ème siècle ont permis à ceux-ci de pouvoir s’y exprimer sans être contraint de connaître quoi que ce soit à la technologie employée, grâce à des outils comme ceux qui me permettent actuellement d’écrire ici. Cela à construit un vaste espace virtuel en perpétuelle expansion, chaque serveur mis en place augmentant la nombre de données, et donc d’information potentiellement partageables disponibles. De nombreux mouvements se servent de ce fabuleux outil pour s’organiser, voire se créer. Ainsi, le monde du logiciel libre, s’il existait déjà auparavant, a connu une grande possibilité de développement. Cependant, tous ces groupes ne sont pas aussi positifs. Certains sont même franchement criminels. C’est ainsi que les gouvernements décident de mettre en place des mécanismes divers et variés pour tenter de contrôler Internet.

Sont-ce là pour autant des moyens légitimes ? Sont-ils réellement et exclusivement limités à la lutte pour le bien publique comme le prétendent leurs défenseurs ? Je ne poserai même pas la question de leur efficacité (Je t’avouerai lecteur, que c’est là un article choisi au hasard, et pas des plus virulents). J’aimerais maintenant te faire remarquer une chose qui te paraîtra peut-être au premier abord sans grand rapport : Internet, permet à chacun de faire valoir chacune de ses opinions, de la plus légère à la plus grave. Je l’ai qualifié de fabuleux à cause de cet unique aspect. Internet permet à chacun de s’exprimer. C’est la forme la plus aboutie de la liberté d’expression disponible à ce jour. La Finlande s’en est d’ailleurs aperçue et a agi en conséquence. Auparavant ne pouvaient s’exprimer à l’échelle nationale ou mondiale qu’une infime poignée de gens, hommes politiques ou journalistes principalement. Internet les en dépossède, et je les accuse ici en cet instant de très mal le prendre.

Traitons rapidement des journalistes. Leur métier est d’informer. L’information peut désormais être traitée par n’importe quel individu. Il est normal qu’ils se sentent dépossédés. Cependant ils ont encore un rôle important à jouer dans la démocratie. Ils demeurent par leur formation les garants de la qualité de l’information. Je ne porte pour ma part aucun crédit ou presque à une quelconque information tant qu’elle n’a pas été validée par l’un d’entre eux. Je ne considère donc pas les critiques formulées par des journalistes contre l’information générée par internet comme un mal. Au contraire, elle sont parfaitement fondées. Ce que je reproche à certains membres de cette profession, en particulier à ceux travaillant dans le domaine de la télévision, c’est de relayer une propagande contre internet. C’est là l’antithèse de leur rôle. Aucun journaliste ne peut être excusé lorsqu’il oublie son rôle pour tomber dans une subjectivité manipulatrice. Cependant, même ces journalistes déchus (que je considère minoritaires mais extrêmement bruyants) ne sont pas les principaux coupables de ce mal dont je vais parler.

J’accuse les hommes politiques d’avoir peur d’avoir peur d’Internet. Peur de perdre le pouvoir. Peur que le système qu’ils prétendent défendre ne se perfectionne. En effet, ils ont toujours eu à leur disposition le monopole de l’expression publique de nouvelles idées. Lorsqu’ils débattaient, c’était sans ceux qu’ils étaient supposés représenter. Lorsqu’ils prenaient une décision, si controversée soit-elle, ils se trouvaient à l’abri de la vindicte de la foule jusqu’à la fin de leur mandat. Or la foule a la mémoire courte. Elle oublie rapidement les outrages qui lui ont été faits. Et ils le savaient. Mais maintenant, ce monopole leur est arraché. Si nous voulons clamer notre rage de voir ceux qui sont supposés nous représenter bafouer notre volonté, ignorer nos intérêts pour les leurs propres, nous le pouvons. Si les médias se laissent corrompre par le pouvoir, acceptant de se mettre à sa botte pour quelque rétribution et la promesse de tranquillité, il n’en va pas de même pour nous. La citoyenneté véritable, une place publique géante au moins équivalente à l’agora de l’antique Athènes s’est ouverte. Maintenant, nous pouvons tous parler. Nous n’avons pas forcément raison. Mais nous pouvons le dire, participer aux débats, participer aux décisions.

Nous en dépossédons la classe politique. Ou plutôt, nous lui reprenons ce qui nous a toujours appartenu mais que, faute de moyens, nous ne pouvions utiliser et avons donc laissé à quelques uns seulement parmi nous. Mais aujourd’hui, alors que tous peuvent s’en servir, voilà qu’ils répugnent à nous le rendre ! Et ils osent pour ce faire se draper dans une fausse vertu ! Ce droit, ils ne l’ont pas. Mais ils tentent de le prendre. Ces lois briment nos libertés sans en avoir trop l’air ! Elles n’ont pas lieu d’être. Protéger les artistes ? S’ils commençaient à protéger les artistes de leurs producteurs, ce serait bien plus efficace. Éviter la diffamation ? Des lois existent déjà pour cela, utilisons-les, en les adaptant au besoin. Nul besoin d’en créer de nouvelles. Lutter contre la pédophilie ? En arrêtant les fauteurs, mais sinon, je ne vois pas.

Par des lois empiétant sur nos libertés pour de si bonnes raisons, la classe politique peut peu à peu espérer reprendre le contrôle. Ne t’y trompes pas : je ne vise par cette diatribe qu’une partie d’elle, mais cette partie me semble si immonde que je m’étonne que la partie saine ne l’aie pas encore rejetée avec violence. Je conclurai par le port de la ceinture de sécurité obligatoire sur la route. Une mesure utile, qui sauve des vies. Elle n’est pas questionnée. Les parents, et plus généralement toute personne majeure est responsable de la sécurité des mineurs. Mais qui est responsable de la sécurité des majeurs sinon eux-mêmes ? Qui mettent-ils en danger en refusant le port de la ceinture. Une mesure utile, et un exemple qui l’est tout autant pour montrer que la limitation des libertés est insidieuse.

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