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De la sanité de la dénonciation

Je dénonce, tu dénonces, il dénonce, nous… Quoi ? N’ai-je pas le droit de conjuguer le verbe dénoncer sans passer pour l’insensé que je suis ? Cela est aussi sensé à mes yeux que le sens du juste sensé, le sixième sens censé exister chez le censeur censurant  sans s’arrêter mes incessantes insanités sans coup férir. Mais toutefois moins sensé et censé que la vie de mon chat. C’est que je t’écris aujourd’hui pour une ode grandiose à la dénonciation. Comment cela tu t’en doutais ? Aurais-je omis d’omettre une omission de ce mot dans mon titre ? Cette dernière phrase est logiquement fausse. Censure et omission ne sont-ils pas des non-maîtres mots de la dénonciation ? Que dis-je, les antithèse d’icelle ? La Je fais ici une odieuse ode à celle-ci, car n’est-elle pas je le cite inexactement avec inexactitude, le devoir de tout citoyen ? Qui se devrait pour éviter l’odieuse censure et se voir omis du sens de la vie publique et laissé pour compte prendre les armes ?

Nous nous trouvons ici face à un fort difficile choix. Choisissons nous de censurer sans suivre le mouvement, ou bien sommes nous censés dénoncer ? Pourquoi l’omission est-elle un citoyen devoir ? Parce-que c’est ce que tout sensé citoyen sait faire. Sans réfléchir ni fléchir, dénonçons nos voisins, dénonçons nos amis, dénonçons notre famille, et faisons une omission en omettant de nous omettre. Tous nous subirons la censure de la justice, ainsi soit-il. Icelle est la loi, dans la tombe nous mangerons aisément des vers, pourquoi résister à la loi ? N’est-elle pas justice ? Juste justice des justes rêves de Justine, justicière de mes rêves qui nous aimera en nous censurant, en nous effaçant, face à laquelle nous sommes sans défense. Sans elle l’enfer, avec elle le Tartare, entre les deux le purgatoire.

Me comprends-tu ? La dénonciation est le piment de la vie, et lui donne tout son sens. Dénoncé et dénonciateur son censés être liés, se délient suite à celle-ci. Toujours est véridique une dénonciation. Son fondement est l’action sensée du dénonciateur censé par son action donner sens à la loi. Censurer le dénoncé est justice, cela est sensé être juste. La société ne saurait fonctionner sans justice, c’est pourquoi nos sages censeurs nous censurent tous pour lui donner son sens. Censurer est sensé car censé être juste. Dénoncer également. Si je censure icelle, icelui son ami ne risque-t-il pas de vouloir me censurer sans se soucier de subir la censure de la justice ? Et icelui-ci ne risque-t-il pas de commencer à craindre icelle-là ne le censure afin que de trouver sens à sa vie ? Voilà donc tout ce que tu as à me dire ? Par ces deux phrases au sens censé être sensé, mais essentiellement insensé tu me montre ton avidité pour la sensée censure du dénonciateur. Que prétends-tu ? Que la distention du sens des liens de la société encensée par la censure sensée de la dénonciation est censée distordre totalement icelle ? C’est décidé, je cesse incessamment de communiquer avec toi.

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