Accueil > Folie divine, Folie réfléchie > Humanité de la divinité ; divinité de l’humanité

Humanité de la divinité ; divinité de l’humanité

L’homme aime à s’inventer des amis imaginaires. Pardon, des dieux. Les caractéristiques du dieu actuellement le plus couramment vénéré sont l’immortalité, la toute-puissance, l’omniscience, l’omniprésence. Voilà des aptitudes peu communes en vérité. Mais, vois-tu, je pressens qu’elles sont bien plus humaines et ennuyeuses qu’il n’y parait. La principale origine de ce pressentiment est que le dieu de chacun est un dieu qui lui ressemble, qui est proche de lui. Ainsi, les grecs voyaient les leurs sur le mont Olympe, en Grèce. Mais les dieux sont proches de nous par bien d’autres façons. Ils ont en effet une tendance prononcée à nous ressembler physiquement. Soit-disant parce-qu’ils nous ont créé à leur image. Ah ! La bonne affaire. Les dieux sont donc imparfaits.

Physiquement tout d’abord : il y a de nombreuses choses qui pourraient être plus adaptées chez l’être humain. La vue pour commencer. Nous avons une tare fort répandue dans le règne animal : nous n’avons que deux yeux. Cela présente l’inconvénient de ne pouvoir fournir qu’une vision panoramique, ou une vision en profondeur, au choix. Mais pas les deux à la fois. En autres exemples, je pourrais également citer les organes dits vestigiaux, comme notre coccyx, nos cinquièmes orteils, divers muscles atrophiés à l’instar de ceux qui nous servaient à faire se mouvoir nos oreilles, de façon utile j’entends, car si je sais personnellement les faire bouger, cela ne m’est que de très peu d’utilité. Tout cela fait que, si dieu il y a et que celui-ci nous ressemble, il est alors fort loin d’atteindre la perfection que nous lui donnons.

Mais, même dans ses attributs plus mystiques que son apparence, le dieu des religions monothéistes me semble fort humain. En effet, ses capacités d’omniscience, de toute puissance et d’éternité ne sont rien moins que ce à quoi aspire l’humanité toute entière. Ce sont certes là des attributs extraordinaires, mais ils n’ont rien d’inimaginable par l’être humain, du moins dans la vision naïve de l’univers qu’avaient les hommes encore relativement primitifs qui inventèrent Dieu. La divinité est donc un concept qui ne saurait être plus humain, tant il est facile de s’identifier à nos dieux. Être divin, c’est dons être très humain. Par opposition le Dieu des philosophes, c’est à dire le concept que ceux-ci manipulent, est très différent des dieux vénérés, par le fait qu’il a des objectifs inconnus, une apparence tout aussi mystérieuse, et que nul ne sait même s’il a les uns ou l’autre. Cela pourrait-être un contre-exemple réfutant la thèse que je viens d’évoquer, car il est extrêmement difficile de s’identifier à une telle entité. Cependant, elle n’est à mon sens appelé Dieu qu’à défaut de meilleur terme, car elle ne désire ni ne reçoit aucune vénération, et aucun culte n’est organisé pour elle. Sous ce point de vue il ne s’agit donc pas d’un réel contre-exemple.

Mais, si les dieux sont humains, c’est à dire qu’être un dieu implique une part d’humanité, la question de l’équivalence se pose : être humain n’implique-t-il pas une part de divinité ? Le fait est que l’humanité a aujourd’hui des capacités, de par sa technologie, qui s’apparentent à ce qui était lors de l’antiquité, et donc de la création des déités modernes, du domaine du divin. Certes, nous ne sommes pas tout-puissants, et encore moins omniscients, mais certaines de nos technologies nous permettent de nous en approcher. Ainsi, nous sommes capables d’adapter des milieux à nos besoins dans une mesure jamais vue auparavant dans l’histoire du vivant, allant même jusqu’à pouvoir dans une certaine mesure séjourner dans le milieu le plus hostile qui soit à la vie : l’espace. Par les techniques de télécommunications modernes, nous pouvons être informés d’évènements se déroulant à l’autre extrémité de notre planète sans avoir à bouger, et en une durée si brève qu’elle équivaut à l’instantanéité à notre échelle de vivre le temps. Un exemple que j’aime à citer, lecteur est que, si un homme aux antipodes de toi s’adresse à l’un de ses amis situé à une centaine de mètres de là, en ayant un micro relié au système adéquat près de la bouche transmettant cela à ton poste de radio, alors à condition que tu sois suffisamment proche de celui-ci, tu entendras l’appel de cet homme avant son ami.

Ces deux exemples de la possibilité, même limitée,  de vivre dans l’espace, et des capacités de nos moyens de télécommunication, me semblent s’apparenter respectivement à l’omnipotence et l’omniscience, à des degrés certes très faibles, mais néanmoins certains, d’autant plus qu’il est certain qu’il est possible d’améliorer encore cela. Ces capacités quasi-divines que nous confère notre technologie n’est cependant pas la seule chose qui me fait penser qu’il existe une équivalence entre humanité et divinité, bien qu’elles soient les plus concrètes. La capacité de réflexion de l’homme me ferait dire cela, même en l’absence de toute trace de technologie moderne. Le simple fait d’être capable de se rendre compte que l’on pense ouvre des capacités menant inévitablement soit à l’auto-destruction d’une espèce par une trop grande hostilité intra-spécifique ou une trop grande irresponsabilité couplée à de trop grandes connaissances du monde, soit à des capacités plus divines encore que celles que nous possédons actuellement, par un accroissement des connaissances toujours plus importante et souhaitable.

Publicités
  1. TZ
    4 octobre 2011 à 20 h 23 min

    Bon allez, je m’y met.
    Cher Folatre, cela fait quelques jours déjà que j’ai découvert ton blog et tes pensées et je ne me lasse pas de les lire et relire. D’abord parce que ça fait du bien de voir quelqu’un penser (c’est rare), mais ensuite et surtout, parce que je ne suis pas souvent d’accord avec ce que tu écris. Et n’étant pas d’accord, je me disais que ce serait complètement con de commenter pour le simple plaisir d’apporter une contradiction.
    Et malgré ça, ben allez, je m’y mets, je commente.

    Une précision sur l’Homme créé à l’image de Dieu (ah oui, je mets une majuscule, je le mets au singulier et je parle en particulier de Dieu au sens chrétien du terme). Déjà, il n’y a guère que la Genèse qui parle de cette ressemblance (dans les religions monothéistes en tout cas). Ensuite, la ressemblance s’exprime en terme d’âme. On l’entend par « Dieu a créé l’Homme à son image : une créature douée de raison, de volonté, d’une conscience et d’une âme, capable de salut ». Non, parce que cantonner la ressemblance au physique, c’est facile, c’est déjà fait (ailleurs et mieux), et la réponse existe. Au sens chrétien du terme, on peut aussi entendre la ressemblance mystique, qui est l’égale capacité de l’Homme à aimer (l’amour caritas, pas eros, merci) et à se projeter dans une réflexion métaphysique. Là, il y a ressemblance entre l’Homme et Dieu.
    D’ailleurs, j’attire ton attention sur le terme de ressemblance. Le texte dit « faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance », on parle bien de ressemblance, de similitude, pas d’égalité entre les deux. Donc l’Homme ressemble à Dieu, mais n’est pas l’égal de Dieu.

    Ensuite, sur la nature divine, je pense vraiment que la perfection divine se situe dans la notion d’infini, alors que l’Homme est, par essence, fini et qu’il mesure toute chose à l’aune de cette finitude. Disons que si c’est ce à quoi nous aspirons (rien que l’immortalité, ce serait le pied), c’est bien différent de ce que nous imaginons. Imaginer l’immortalité de Dieu, c’est iamginer l’imtemporalité : le temps n’existe pas aux yeux de Dieu. Or, pour nous l’immortalité s’exprime en terme de survivance à travers le temps, et non d’arrêt du temps.
    J’aime bien la manière dont tu sépares l’idée de Dieu des philosophe et l’idée de Dieu des religieux. C’est effectivement deux choses bien différentes. Mais de mes cours de philo, je me souvient avoir entendu quelque chose comme « Dieu est le tout-autre, qui permet de définir Dieu par totale opposition à l’humain ». J’aime bien ce rapport de « tout-autre », dans le sens où, comme je l’ai dit plus haut, Dieu est infini et l’humain est la finitude même.

    Bon, pour le couplet sur la grandeur de l’homme, machin machin, je tiens seulement à signaler que
    – des bactéries survivent dans l’espace (über divin ^^)
    – la technologie, c’est tout mimi, mais ça ne remplacera jamais l’omniscience, ce n’est pas du même ordre.
    – et puis la moindre panne de courant et nous voici revenu à l’âge des cavernes, obligés de copuler bêtement pour passer le temps.
    Bref, donner à ces exemples les qualités l’omniscience et d’omnipotence est, à mes yeux, parfaitement illusoire. Ce sont des capacités par définition absolues : tout savoir, tout pouvoir, qui ne connaissent pas de degré. Tout comme on ne peut pas être un petit peu mort, on ne peut pas être un tout petit omnipotent.

    Ensuite, je dois avouer que je n’ai pas tout à fait saisi ton dernier point sur la capacité de penser. Effectivement, la capacité de penser et d’être conscient de sa propre conscience (en gros, ce que j’ai appelé plus haut l’âme), est un don divin, qui nous rapproche de cet été de perfection et d’infini. Mais je ne vois pas en quoi ça peut nous mener à l’auto-destruction. Parce que bon, ça fait un bail que l’humain pense, et bien qu’il ait souvent essayé très fort, il n’a jamais réussi à détruire sa propre espèce (« pas encore », tu me diras, « t’est pessimistes », te répondrais-je).

    Bon allez je m’y mets, je commente tout le reste un de ces quatre !
    En tout cas, bravo à toi pour ce blog très riche et intéressant et bonne continuation.

    TZ

    • 4 octobre 2011 à 21 h 37 min

      Tout d’abord, je tiens à t’annoncer que je suis ravi que tu ne sois que rarement d’accord avec moi, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, j’ai tendance à caricaturer légèrement mes pensées réelles, à les rendre plus extrêmes que ce qu’elles sont en réalité, et c’est le cas ici. On peut donc dire que même moi, qui frappe sur mon clavier, ne suis pas tout à fait d’accord avec Folâtre (oui, j’ai quelques personnalités de réserve, mais passons). Ensuite et surtout, si j’ai ouvert ce blog, c’est avant tout pour discuter avec des gens qui ne sont pas d’accord avec moi. En effet, en société, l’humain a tendance à former des groupes d’opinions homogènes, ou peu s’en faut. Ce qui me déplait dans cela, c’est qu’à mon sens, la vérité ne nait que dans la confrontation d’idées différentes, il m’arrive même de me faire l’avocat d’une pensée très différente voire à l’opposé de la mienne dans certaines conversations rien que pour faire avancer le débat.

      Pour te répondre, maintenant, je ne ferai pas un commentaire aussi long que le tien, ni ne le reprendrai point par point, ne serait-ce déjà que parce-que mon point de vue est déjà longuement exposé ci-dessus. Je me contenterai de donner quelques précisions sur mon texte.

      Tout d’abord, si j’ai pensé aux points que tu soulèves sur la nature de Dieu, car j’y ai pensé, et que je les ai négligés, c’est parce-qu’ils sont humains non pas dans leur nature, mais dans leur but. Je me cantonnerai à l’exemple de l’omniscience, mais ce qui suit est à peu près transposable à toutes les caractéristiques divines. Il est certes vrai que connaitre tout et même plus est totalement inhumain (sans connotation positive ou négative). Cependant, il n’en demeure pas moins que c’est un concept qui, même sans être possédé par l’homme, sans même pouvoir l’être, est une chose à laquelle tout être humain à peu près normalement constitué a à peu près rêvé au moins une fois dans sa vie (je suppose). Et c’est donc dans les raisons qui ont fait que l’humanité a affublé Dieu de tels caractéristiques (je suis athée convaincu comme le montrent sans doute mes publications, si ce n’est déjà fait il faudrait que je m’explique sur ce point dans un article), sont profondément humaines, de même que son but.
      De plus, pour le dieu de la Bible, j’aurais pu mentionner qu’il a d’autres caractéristiques humaines : il est je pense notoirement reconnu qu’il est jaloux (lui seul doit être vénéré), vengeur (Sodome et Gomorrhe), égoïste (la chute du Paradis car il refuse d’avoir des égaux)… Certes, tout cela se passe dans le premier testament, mais le second mentionne que Jésus n’est pas venu modifier le texte sacré (ou la loi divine, mais à mon sens c’est là la même chose), mais y ajouter de nouvelle parties.

      Ensuite, pour ce qui est de la divinité de l’homme, je pense qu’éclaircir le dernier point suffira, car il s’agit d’une reformulation avec un ajout de ce qui précède. Ce que je veux dire par là, c’est que les capacités humaines sont par natures finies, mais n’ont pas de limites, et s’approchent donc de l’infini. Le meilleur moyen de visualiser cela serait de s’imaginer une courbe représentant une fonction mathématique tendant vers l’infini. Ainsi, si l’homme ne connaîtra sans doute jamais tout sur notre univers, même s’il cherche jusqu’à la fin des temps (je n’utilise pas ce terme au sens littéral, mais comme image), cela ne veut pas dire qu’il existe quelque-chose qu’il ne pourra jamais connaitre. Je ne faisais nullement allusion à l’origine, mais aux capacités (je ne sais pas comment le formuler correctement, je reformulerai si tu le souhaites) de l’esprit humain. Les exemples que je donne sont plus les symptômes aisément visibles à l’heure actuelle, moi même ne les considère pas comme divins (cela fait partie des exagérations que j’ai déjà mentionnées). J’aurais également pu citer la capacité à créer de nouveaux éléments (de la table périodique des éléments), ou la compréhension de la matière de plus en plus poussée que nous avons. J’ai simplement voulu rester simple…
      Quant à mon pessimisme, c’est tout simplement parce-que je ne vois qu’une auto-destruction pour stopper l’avance des connaissances, que ce soit par la guerre, atomique ou non, ou par tout simplement une mauvaise gestion des ressources disponibles qui peut également mener à des catastrophes. Je suis d’ailleurs pour cela partisan d’une décroissance économique (une croissance infinie me semble impossible sur une planète finie) et démographique (nous ne pourrons nourrir 9 milliards de personnes en 2050 qu’à condition d’avoir les mêmes moyens qu’aujourd’hui, or il se trouve que les stocks indispensables de phosphates et de nitrates sont limités) mais tout cela est une autre histoire.

  2. TZ
    13 octobre 2011 à 15 h 52 min

    Salut
    bon, merci pour les précisions sur tes multiples personnalités qui traînent dans un coin, faut juste prévenir qui parle à quel moment XD

    And now, it’s…

    …theology time ^^
    encore une fois, désolé de continuer dans cette voie, mais ça m’énerve qu’on parle de la Bible sans la connaître.
    Ok pour Dieu dans l’Ancien Testament : Dieu jaloux (jaloux de l’amour de son peuple, oui c’est super humain…) mais pas vengeur. Sodome et Gomorrhe, Ninive, tout ça : c’est la punition de l’infidélité, pas de la vengeance. Pas égoïste : la chute d’Adam et Eve vient du rejet de Dieu. Là encore, je ne suis pas créationniste, donc je ne prend pas les récits mythiques de la Genèse au pied de la lettre, mais communément, on admet que Adam et Eve ont voulu, par le péché originel, être Dieu, c’est-à-dire, se substituer à Dieu et ça, c’est le péché primordial : le péché d’orgueil. D’où la chute du Paradis.
    Enfin, le Christ, n’est pas venu « pour détruire l’ancienne loi mais pour l’accomplir » (je cite de mémoire). Dans cet épisode, Jésus s’adresse à ses contemporains, donc des juifs qui connaissent et suivent la loi de Moïse (les 10 commandements). C’est la réponse du Christ à des personnes qui cherchent à le mettre à l’épreuve en comparant son enseignement et celui de la loi de Moïse. D’où la réponse : il n’y pas de « nouvelle Loi », comme certains disciples le pensaient, la loi de Moïse reste la Loi à suivre. C’est tout à fait concret : la loi de Moïse était à la fois une loi civile et religieuse pour le peuple juif, la question de savoir s’il fallait continuer de respecter la loi de Moïse ou s’il fallait changer pour être « en règle » n’était pas accessoir pour les hommes de cette époque.

    Je suis déjà bien plus d’accord avec ton image de courbe qui tend vers l’infini, sans pouvoir l’atteindre. Quand je parle d’aspiration au divin, c’est à peu près la même chose que j’ai en tête (un mouvement qui va vers, mais qui ne l’atteind pas).
    Bien sûr, personne ne conteste les immenses capacités de la raison humaine, c’est d’ailleurs, à mes yeux, un signe de l’intervention divine. C’est juste que la différence entre l’humain et le divin n’est pas une différence de degré mais de nature, aussi loin puissions nous aller.

    Pour cette question d’auto-destruction, ok, je vois mieux. Pour toi on n’arrête pas le progrès (je schématise), qu’au prix d’un bouleversement (guerre, crise aiguë… toussa). D’accord, d’accord. J’attends avec impatience un article sur la décroissance ^^

    • 13 octobre 2011 à 20 h 16 min

      Pour l’aspect du Christ qui vient (je te copie-colle) « pour détruire l’ancienne loi mais pour l’accomplir », c’est ce que j’essayais, peut-être maladroitement de dire.

      Ensuite, pour ce qui est du bannissement du jardin d’Éden, Dieu lui même dit : (Genèse I.1.1.3.20 « Voilà que l’homme est devenu comme l’un de nous, pour connaître le bien et le mal ! Qu’il n’étende pas maintenant la main, ne cueille aussi l’arbre de vie, n’en mange et ne vive pour toujours ! »
      L’interprétation que j’en fais, sans doute naïve, hors de celle des autres, est que le plus grave dans tout cela, est que l’homme obtient la connaissance de ce qu’est le Bien, de ce qu’est le Mal, et que donc s’approche du divin. Ce que je trouve égoïste là-dedans, c’est que, avant que d’avoir mangé ce fruit, l’Homme ne savait pas ce qu’était le mal, et ne savait donc pas pourquoi il devrait obéir à Dieu. De plus, Dieu, omniscient qu’il est, savait forcément à la création de l’Homme comment sa créature allait tourner, car connaissant aussi l’avenir.

      Je suis bien conscient que cette lecture ne se trouve valable que dans l’optique de l’interprétation littérale, et se trouve obsolète dès lors que l’on en sort. Auquel cas je me rapproche davantage de ton point de vue. En tous points, ou presque, mais ce serait trop long à détailler. Seulement, c’est là une pique que j’adresse aux fondamentalistes (prosélytes devrais-je préciser, mais elle touche également les non-prosélytes car je ne sais comment différencier les deux catégories). Je n’ai en effet rien de particulier contre les croyants modérés, même prosélytes (modérément :P) et les fondamentalistes non-prosélytes, ou alors seulement modérément (et non-meurtriers ou appelant à toute forme de haine, cela va de soi), car ils démontrent une certaine capacité, pour ne pas dire une capacité certaine à accepter d’autres formes de croyances.

      Pour continuer, si je ne te suis pas sur le fait que la raison humaine serait d’origine divine (forcément, je suis athée), je ne te dirai pas que tu as tort, et j’estime même que faire cela serait particulièrement stupide. Pour moi, l’émergence de la conscience peut s’expliquer par des phénomènes purement physiologiques (si tu n’es pas anglophobe je te conseille les excellentes vidéos de CDK007 sur Youtube, qui s’il se bat avant tout contre le créationnisme n’en reste, je trouve, pas moins passionnant sur le plan scientifique, il a une série en pause depuis longtemps à ce sujet, ou si tu n’aimes pas l’anglais, certaines de ces vidéos sont traduites par Bergalion). Phénomènes physiologiques dont, encore une fois, je n’exclus pas qu’ils aient pu être guidés par quelque-chose de surnaturel (je m’expliquerai plus en détails dans un article sur le pourquoi de la conviction de mon athéisme)

      En résumé, j’avoue faire parfois preuve d’une certaine mauvaise foi, mais c’est avant tout destiné à piquer au vif des gens que je n’aime pas (fondamentalistes (trop-)prosélytes/haineux), ce qui je le reconnais, peut faire des dégâts collatéraux (ne serait-ce que chez les fondamentalistes non-prosélytes-non-haineux). Quant à l’existence de Dieu, pour faire bref, et encore une fois cela mérite explication, si je devais croire en Dieu, je me sentirais obligé de croire en la licorne rose invisible.

      Pour ce qui est de ton autre commentaire, j’avais rédigé une réponse, mais cet imbécile de renard de feu n’a rien trouvé de mieux à faire que de rafraichir la page (pourquoi ? mystère) quelques secondes avant que je ne valide. J’y reviendrai sans doute demain, car je risque de devenir grossier envers un certain logiciel de ma connaissance.

  1. No trackbacks yet.

Rédige ici ta propre bulle

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :