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Taxe sur le Vice Ajouté, ou TVA

La TVA représente une part importante des revenus de l’État. Elle se trouve ainsi être l’un des impôts les plus importants au fonctionnement de la Nation. Soit. Mais il s’agit également de l’un des impôts les plus injustes qui soient. Elle est injuste, pour commencer, car elle ne participe pas à la redistribution des richesses. Le pauvre paie -en théorie- autant que le riche. Et le pire est peut-être que cette dernière phrase peut être considérée comme fausse. Mais pas, comme on pourrait le croire, parce-que, les riches achetant davantage de biens, de plus grande qualité, donc plus chers, dépensent en fait davantage que les plus pauvres. Non, il faut s’intéresser à la part de son revenu que dépense tout un chacun dans cette taxe.

Faisant cela, on s’aperçoit que le pauvre (terme ici employé au sens strict, et non en comparatif comme auparavant) est contraint, pour vivre de se défaire de la majeure partie de son revenu en biens de première nécessité, à commencer par les vivres, les vêtements, etc… En revanche, le riche (idem), une fois ces biens achetés, disposera encore d’une bien plus grande fraction de son revenu mensuel, même en achetant des biens de meilleure qualité. Certes, il va dépenser une autre partie de son revenu en divers bien n’étant pas de première nécessité, mais là se trouvent deux problèmes liés à la TVA. Le premier est que ces nouvelles dépenses sont son choix, car il n’est pas contraint d’effectuer ces dépenses. Le second est que, s’il gère son budget avec un minimum de sagesse, il pourra en conserver une partie par devers lui.

Je vais pour l’instant laisser de côté le premier problème, car il me semble qu’il sera plus aisé à traiter si tu as ce qui suit en tête. Le fait qu’il reste au plus riche une fraction plus importante de son revenu à la fin du mois fait qu’une fraction moins importante de son revenu est passée dans des produits soumis à la TVA. Dans le même temps, pour le plus pauvre, la quasi-totalité de son revenu est passé dans ces produits. La fraction des revenus imposée au plus pauvre est donc plus importante que celle imposée au plus riche ! La TVA se trouve donc être l’antithèse de l’impôt sur le revenu, dans la mesure où le plus on gagne d’argent, le moins on en doit à l’État ! Elle demande tend par conséquent à redistribuer aux plus riches le bien des plus pauvres.

Il te serait possible de contre-argumenter en prétendant que les riches ne dépensant pas leur revenu qu’en bien de première nécessité, se trouvent ainsi à payer pour le luxe. Mais le problème est qu’ils ont le choix. Certes, une vie sans loisirs est en vérité bien morne… mais elle est parfaitement vivable. Cette possibilité du choix rapproche tout au plus cet argument  de la charité. Or, l’État n’a rien à voir avec la charité. L’État n’est que législation, exécution et justice. Comme tu peux le voir, aucune de ces notions n’a quoi que ce soit à voir avec la charité. La charité est injuste. La redistribution des richesses est juste. C’est aussi simple que cela. Dans le meilleur des cas la TVA serait donc charité, donc toujours injuste…

Pour conclure, je te laisse deviner ce que je pense du candidat Nicolas Sarkozy et de sa merveilleuse idée d’augmenter la TVA de 1,6%…

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Je suis spéciste. Des questions ?

La formulation de l’idée selon laquelle tous les humains sont libres et égaux date d’il y a environ trois siècles. En revanche, la mise en pratique de ces principes est bien plus récente : une soixantaine d’années seulement, à la fin des colonies, et à l’obtention du droit de vote féminin dans les derniers pays dits démocratiques. Aujourd’hui encore, dans une grande partie du monde, ces principes restent à l’état de concept, ne servant que de justificatif à des États ne s’en souciant en réalité guère, voire étant niés par des religieux. Même dans les pays où l’on peut considérer que ces principes sont respectés, les mentalités tardent à changer. Tout cela malgré les nombreuses preuves de la réalité de ce fait (génétiques notamment. Pour indication nous partageons 99% de notre ADN Je pourrais, si je me sentais d’humeur historienne et anthropologue, te détailler certaines des raisons pour lesquelles il existe un tel décalage entre le moment où l’idée est formulée et celui où elle est effectivement universellement reconnue. Mais tel n’est pas mon but.

En effet, il me faut maintenant te parler d’une idée bien plus ancienne. Selon la Bible, tous les animaux sont des créations divines, qu’il convient donc de respecter en tant que telles. Certains ont donc émis l’hypothèse que manger leur chair serait mal (nonobstant le fait que les plantes sont également dans cette hypothèse d’origine divine, et qu’il faut bien se nourrir). Je pourrais là encore te détailler l’inanité qu’est le fait de concevoir son régime alimentaire à partir d’une religion, mais loin de moi cette idée. Ce précepte se croisa avec celle précédemment évoquée, de l’égalité des hommes entre eux, pour donner naissance à une curieuse idéologie, celle de l’anti-spécisme. Je ne t’expliquerai pas par qui ni comment ces idées ont fusionné, n’ayant définitivement pas l’humeur historienne.

Suivons plutôt le raisonnement qui, aujourd’hui, pousse de nouvelles personnes à adopter cette idéologie. Cela se produit lorsque quelqu’un s’aperçoit que lorsqu’il mange de la viande, cela signifie qu’un animal a été tué, et a peut-être souffert, avant d’aboutir dans son assiette. Il devient donc végétarien, voire végétalien. Pure sensiblerie. Je précise qu’il existe une autre espèce de végétariens, qui estiment que la production de viande demandant trop d’énergie, il est préférable de s’en passer (j’ai davantage de respect pour eux). Je n’en parlerai pas par la suite, car ces raisons ne peuvent mener seules à l’anti-spécisme. Revenons donc aux végétariens de la première espèce. Ceux-là, éduqués dans un contexte où on leur apprend à raison que tous les humains sont égaux, en viennent à se dire : « Les animaux sont des êtres vivants tout comme nous ! Ils nous sont donc semblables ! Donnons leur des droits inaliénables, et interdisons de faire sur eux tout ce que nous ne tolérerions pas sur des humains ! », et de se mettre à militer activement pour parvenir à ce but. Ils se définissent ainsi d’anti-spécistes, par opposition à tous ceux qui ne partagent pas leures idées, qualifiés de spécistes.

Pour commencer, analysons le seul terme de « spéciste ». Il est formé à partir du terme « raciste », c’est une évidence. Voyons donc ce que c’est que d’être raciste. Et bien vois-tu, le racisme fut une théorie tout ce qu’il y a de plus scientifique avant d’être réfutée par la génétique notamment. Cette théorie, ou plutôt ces théories (dans la mesure où il existait plusieurs classifications différentes), revenaient à dire qu’il existe plusieurs races humaines fondamentalement différente (de même que le sexisme revient à dire que les deux sexes sont fondamentalement différents). Hiérarchiser ces races n’est qu’une dérive idéologique. Si aujourd’hui le racisme est décrié, c’est justement parce-qu’en vertu des preuves apportées, on ne peut plus soutenir cette théorie qu’en ayant la volonté de hiérarchiser, par souci nombriliste de se sentir supérieur à de nombreux autres êtres humains. Le spécisme, par analogie, c’est donc dire qu’il existe des espèces animales fondamentalement différentes. Soit il existe des anti-spécistes spécistes, soit je tiens une preuve de plus de l’infinité de la bêtise humaine.

Mais dépassons donc cette contradiction de pure forme, veux-tu bien ? Car ce qui m’intéresse, c’est le fond de cette idéologie. Elle énonce que les animaux sont nos égaux. Mais les animaux sont différents de nous, et ne peuvent être nos égaux. Notes bien qu’en rien je ne les proclame pour autant nos inférieurs, 1+1 et 1+i (nombres complexes) ne sont pas égaux, mais cela ne signifie pas que l’un soit supérieur à l’autre. Différents, donc à traiter différemment. Pour commencer simplement, voyons le problème du travail animal. De l’esclavage, hurle l’anti-spéciste ! Alors que faire ? Donner un salaire ? L’animal ne saurait en profiter, retour à la case départ. Le libérer ? Ce serait cruel, la plupart des animaux concernés disparaitraient à plus ou moins court terme, tant ils ne sont plus adaptés à la vie sauvage. Les choyer ? La pire des solutions selon moi : ils cesseraient d’être utiles à la société, ne seraient qu’un fardeau. Nous nous ferions leurs esclaves. Est-ce là l’égalité dont il est question ?

Traitons maintenant des problèmes moins extrémistes de l’élevage de pour l’alimentation et de l’expérimentation animale. Certes, les animaux en souffrent. Mais, pour moi, en tout point, l’intérêt de l’espèce prime, ainsi que sa survie. L’égalité entre les tous humains, ménager chacun afin de tirer le maximum de potentiel à long terme de tous. L’expérimentation animale n’apporte que des avantages à notre espèce. Pourquoi s’en passer ? Quant à l’alimentation exclusivement végétale, elle requière de grandes richesses pour produire une quantité suffisante de nourriture, une technologie avancée pour déterminer les régimes adaptés et produire les compléments alimentaires nécessaires… Et non, les sociétés rurales d’antan et du Tiers Monde ne font que renforcer mon argumentation. Si tu ne comprends pas, voici un indice : malnutrition. L’australopithèque se nourrissait effectivement principalement de végétaux. Mais l’évolution de notre espèce va dans un tout autre sens : notre cerveau démesuré consomme une quantité colossale d’énergie, qui n’a pu être obtenue que via une alimentation carnée (ainsi, l’Homme de Néandertal consommait 90% de viande m’indique une étude récente basée sur l’usure de ses dents). Or, il convient de ne pas oublier que l’Homme Moderne est aujourd’hui tellement puissant qu’il pourrait, s’il le souhaitait, annihiler totalement sa civilisation en quelques heures. Il convient donc de s’assurer que la survie de l’espèce ne dépendent pas biologiquement (flore intestinale) de son niveau avancé de civilisation.