Archive

Posts Tagged ‘État’

Qui se cache a à se reprocher ?

Certains semblent penser que « Celui qui n’a rien à se reprocher n’a rien cacher ». J’aimerais, si tu pensais ainsi, lecteur, le reformuler, en disant que celui qui n’a rien à se reprocher n’a pas d’objections à faire à ce que toute sa vie privée soit visible par des inconnus. Que, où qu’il aille, il doit accepter de se faire lister, examiner sous toutes les coutures. Et que surtout, par dessus tout il ne doit pas s’en plaindre, car s’il venait à le faire, cela voudrait dire qu’il a fait quelque-chose de répréhensible. Mon opinion est qu’une telle société est digne des pires contre-utopies de George Orwell. Mais tu pourrais arguer que j’exagère et grossis le trait, alors soit. Considérons que, au moins ici et maintenant, cette proposition soit vraie et juste, et justifie, car c’est à cela que je voulais en venir, l’établissement de l’omniprésence des technologies de surveillance, de la biométrie à la vidéosurveillance… pardon, vidéoprotection comme le veut la novlangue en vigueur.

C’est donc bel et bien pour nous protéger que notre vie privée doit être étalée au grand jour. Il est vrai qu’en période de crise économique, il est réellement vital de dépenser des milliards pour ficher et surveiller les citoyens… Mais je m’égare, ne penses-tu pas ? Admettons, comme veut nous le faire croire le précédent lien à partir de quelques exemples choisis et manifestement objectifs, que cela soit réellement efficace en ce sens. Intéressons-nous maintenant au temps durant lequel sont conservées ces données… Un an ? Dix ans ? A jamais ? En théorie, c’est assez bref, un mois pour les enregistrements de vidéosurveillance, un an pour les logs de connexion internet chez les FAI (ce qui est déjà bien long si l’on considère qu’il s’agit de la totalité de ta vie virtuelle). Mais d’une part, cela n’est que la théorie, la loi peut-être bafouée, et d’autre part, les données ainsi captées peuvent alimenter des fichiers légaux comme illégaux… Qui sont eux conservés ad vitam eternam, et parfois fort difficile à faire modifier, malgré la loi.

Maintenant, voyons à quoi peuvent servir ces données… A te protéger dirais-tu ? Admettons que ce soit vrai dans l’immédiat… Mais quels sont les usages détournés qu’il est possible d’en faire ? Pour commencer, n’oublions pas qu’à l’heure actuelle, la plupart des fichiers sont informatisés. Et connectés à l’Internet. Nul système de protection informatique n’étant parfaitement sûr (un certain parti politique en a fait les frais), il n’est pas impossible que des individus mal-intentionnés mettent la main sur ces données. Dans le meilleur des cas, ce sera uniquement pur s’en servir à des fins lucratives, comme pour la publicité ciblée. Dans le pire, ce sera pour te faire chanter, ou bien comme base pour des mesures de rétorsion basées, par exemple sur tes opinions politiques qui lui déplaisent…

Pire, dans l’hypothèse même où ces fichiers seraient parfaitement sécurisés (en se servant par exemple d’un réseau totalement coupé d’Internet), pourrais-tu garantir qu’ils aient disparu si un jour l’État (a peu près) de Droit dans lequel nous vivons venait à disparaître ? Pourrais-tu garantir que la tyrannie qui s’ensuivrait te laisserait indemne, dans la mesure où ce qui est aujourd’hui légal serait demain illégal et que les nouvelles lois liberticides seraient peut-être rétroactives ? Ce n’est en effet pas parce-que l’usage qui est fait des fichiers et des technologies de surveillance est aujourd’hui conforme au respect de nos libertés (je te rappelle que ce n’est pas là mon opinion, mais l’hypothèse dans laquelle je me suis placé d’emblée) que ce sera toujours le cas. La prudence impose donc, même dans ce cas, de se protéger de ces dispositions potentiellement liberticides.

Sortons maintenant de cette utopie, et intéressons nous au fond du problème. Fin des spéculations qui, je te l’accorde, peuvent parfois être douteuses. Posons-nous tout d’abord cette question : dans quelle mesure est-il acceptable d’être surveillé ? Nous ne pouvons éviter d’être surveillés, ne serait-ce que par nos pairs, et ce même dans l’utopie anarchiste. Il me semble que, pour s’assurer que tout un chacun voie ses droits respectés, il faut accepter d’être surveillé par l’ensemble de ses pairs, c’est à dire par un État de droit. Cependant, en considérant qu’il est impossible humainement que l’observateur n’influe pas sur l’observé, il faut se demander jusqu’à quel point de surveillance un État peut conserver le qualificatif « de droit ». Il me semble qu’il est possible de le reformuler en disant qu’il faut s’interroger sur le point de vigilance que peut atteindre l’État sans nuire aux libertés de ses citoyens.

Or, la Liberté inclut, il me semble, le fait de pouvoir disposer d’une vie privée pour commencer, et de pouvoir agir en dehors de chez-soi sans avoir à rendre de comptes, du moment que cela n’enfreigne pas les libertés d’autrui. Or, il me semble que le fait d’être surveillé en permanence, même voire surtout par des machines (je ne suis pas certain du mot à employer), ou par leur intermédiaire, signifie que l’on des comptes à rendre à l’entité qui les a installées, tout au moins selon cette entité. Cela peut à la rigueur être accepté dans un espace privé (mais pas nécessairement dans un lieu semi-privé comme un magasin), ou un endroit particulièrement sensible tel l’entrée d’une bijouterie. Mais en quel nom devrait-on avoir des comptes à rendre à qui que ce soit pour circuler dans un espace public, c’est-à-dire appartenant à tous les citoyens, donc à l’État ? Pourquoi devrions-nous avoir a-priori des comptes à rendre à l’État dans la mesure où nous en faisons partie ?

A vrai dire, il existe en fait un cas de figure où le citoyen a à rendre des comptes à l’État, et non l’inverse. C’est un cas de figure où le gouvernement se méfie de son peuple. Une telle situation n’apparait que dans une tyrannie, un lieu où les citoyens sont dépossédés de leur pouvoir légitime, où l’État de droit est mort. Je ne prétends qu’une république démocratique comme laquelle nous vivons versant dans les technologies de surveillance de masse soit nécessairement une tyrannie. En revanche, je le vois à la fois comme un symptôme et une cause de l’enclenchement d’un processus risquant d’y mener. Symptôme, car si les dirigeants commencent à se méfier du reste des citoyens, c’est qu’ils ont quelque-chose à se reprocher de ce point de vue. Cause, car le pouvoir ainsi obtenu sur la population doit sans guère de doute être grisant, et inciter à en vouloir davantage. C’est pourquoi nous devons prendre garde aux élus promouvant l’usage massif de telles technologies, et veiller à ne pas les réélire, car c’est un signe qu’il y a de fortes chances pour qu’ils aient d’ores et déjà trahi la confiance que nous leur portions au moment de leur élection, et qu’il est à craindre qu’ils n’en projettent une nouvelle

État et violence

J’ai précédemment évoqué les raisons et l’utilité de la violence sur un plan évolutif, bien que très partiellement. Cependant me diras-tu, quelle est l’utilité de celle-ci dans une société moderne et organisé par un État comme celle dans laquelle nous vivons ? J’ai déjà évoqué le premier élément de la réponse appelée en mentionnant les individus incapables de maîtriser leur violence, et devenant ainsi nuisibles à la société. Ces individus légitiment l’existence de forces faisant appel à une violence légale, comme la police. Il serait utopique d’imaginer s’en passer, dans la mesure où des esprit dérangés au sens clinique du terme risqueront toujours d’émerger ; or il est parfois impossible de les canaliser sans avoir recours à la violence.

Je pourrais également mentionner que, tant qu’existeront plusieurs États, chacun d’entre eux se devra d’entretenir sa propre armée, afin de dissuader les agressions de ses voisins. Un monde idéal s’en passerait, il est vrai, sans problème. Cependant quand bien même à un instant donné tous les pays du monde entier seraient dirigés par des humains sages et justes, répugnant à la guerre, ce qui aurait pour conséquence de rendre, en apparence, obsolète leurs armées, la sagesse même de ces hommes ferait qu’ils ne dissoudraient pas celles-ci. En effet, ce temps de grâce et de paix ne saurait durer indéfiniment. Tôt où tard émergerait, sans doute par la force, un mauvais dirigeant souhaitant contrôler le monde par la force, un conquérant. Si nulle armée n’est présente pour brider ses ambitions, la sienne parviendra aisément à ses fins et nous réunira tous sous son joug.

Telles sont les violences légitimes exercées par les États. Cependant, la violence juste ne saurait rester cantonnée entre les mains du pouvoir. Armée et police sont certes des moyens efficaces de protéger les citoyens, mais elles risquent à tout moment, entre les mains d’un tyran, de se transformer en un outil de restriction des libertés tout aussi efficace, si ce n’est plus. C’est pourquoi le peuple se devrait d’avoir à tout moment d’avoir les moyens de répliquer à une trop forte violence étatisée. C’est là le fondement de la fort critiquée liberté de posséder des armes aux USA. Pourtant, si elle est peut-être trop grande, cette liberté contient les mêmes fondements qu’un aspect de la mentalité américaine que je respecte et partage : une défiance extrême vis à vis du pouvoir politique.

Le principal problème posé ici est qu’en donnant au peuple la possibilité de se défendre contre une tyrannie par la violence, seul moyen d’y mettre un terme, on donne également aux quelques déséquilibrés qui perdureront éternellement de donner libre cours à toute leur violence, et de tuer bien trop aisément. Pour ce qui est de la violence physique, je n’ai aucune idée des restrictions qu’il est souhaitable d’appliquer pour conserver le contrôle d’icelle. Mon opinion est qu’elle n’est pas réellement indispensable : en effet, la structure extrêmement informatisée de notre société permet aux citoyens, s’ils sont suffisamment nombreux et formés, de se défendre de l’État sans avoir recours à une violence contre les personnes, mais directement contre les institutions.

Peut-être n’est-ce valable que dans les pays les plus riches et favorisés, mais l’informatisation des institutions et leur mise en réseau est à la fois une malédiction et une bénédiction. En effet, à l’heure actuelle, qui dit réseau dit Internet, ou réseau des réseaux. Dès lors qu’un système est connecté à Internet, il est vulnérable à une attaque par ce biais de n’importe où de la part de n’importe qui. Le meilleur système de sécurité au monde ne saurait prévenir ne serait-ce que d’une intrusion dans les systèmes, l’une des attaques les plus complexes. En effet, les systèmes permettant la mise en place d’une telle protection sont complexes, or plus un programme est complexe, plus il est probable qu’une erreur se glisse à un endroit où à un autre. Bien que je ne parvienne à retrouver ma source, il me semble même qu’il a été mathématiquement prouvé qu’au delà d’un certain nombre de milliers de lignes de code, tout programme contiendrait au moins une erreur.

Une attaque informatique menée par un petit nombre de personnes suffisamment formées peut donc s’avérer passablement handicapante pour une tyrannie fondant ses moyens de répression sur l’informatique. Il existe bien sûr d’autres moyens de s’en préserver, comme d’établir un réseau coupé d’Internet, mais ce sont là des mesures lourdes à mettre en place, et qui ne permettent pas la communication avec le reste du monde, laissant donc l’économie vulnérable. Dans le pire des cas, la coupure locale d’Internet (qui, si elle est possible en réalité ne devrait en principe pas l’être) afin d’empêcher les opposants d’agir, reste un pis aller. Un régime suffisamment affaibli pour mettre en place une telle mesures peut sans doute être renversé par des manifestations populaires, à condition que les manifestants aiment suffisamment la liberté pour mettre leurs vies en jeu, car une tyrannie, telle un animal, n’est jamais aussi dangereuse que lorsqu’elle est acculée.

La violence a donc une seule et unique légitimité dans une société moderne : nous protéger d’elle-même ; que ce soit entre les mains de l’État pour protéger ses citoyens des délinquants, ou entre les mains du peuple pour se protéger lui même de la tyrannie, quelque soit sa forme, de la plus abrupte et violente à la plus subtile et diffuse, de celle qui réprime par la violence physique en menaçant de mort ses opposants, à celle qui recourt à la peur pour dissuader toute tentative de la part de ses sujets d’user des libertés qu’elle prétend leur accorder. De ces deux formes de violence, la plus difficile à mettre en œuvre est celle provenant des citoyens, mais c’est aussi celle qui est la plus légitime, car elle n’a rien à voir avec la répression synonyme de restriction de liberté, à la différence de celle exercée par la police qui, si elle est fondée sur une nécessaire et normalement juste loi, demeure en son sens le plus fondamental, une restriction de la liberté, même si celle-ci est abusive.

Maux en tous genres ciblés

21 avril 2011 2 commentaires

Libéralisme : Le libéralisme est un courant de pensée de philosophie politique qui affirme la primauté des principes de liberté et de responsabilité individuelle sur le pouvoir du souverain.  (Wikipédia)

Si je te parle, lecteur, de libéralisme, sans doute penseras-tu à l’économie qui, selon certains, se doit de se libérer du carcan des États. Un un sens, tu auras raison, car tel est le sens qui lui est le plus souvent octroyé. Mais quelle atroce mutilation d’un concept pourtant si merveilleux à l’origine ! Cette idée qui prône l’amour des libertés individuelles ! Le libéral ne devrait pas être un économiste, mais un humaniste, souhaitant la souveraineté de chacun sur le fil de son destin, voulant l’amélioration de l’Humanité dans son ensemble. Liberté d’expression, liberté de réunion, liberté d’opinion, tels devraient être les maîtres mots de celui qui se dit libéral, et non la seule liberté d’entreprendre ! Cette liberté si étroite (car une société composée uniquement d’entrepreneurs ne serait pas viable), et n’étant même pas au rang des libertés fondamentales de l’Homme !

N’étant pas spécialiste de la question, je ne m’aventurerai pas à établir l’histoire de ce glissement de sens, pourtant sans doute aucun fort intéressant. En revanche, je peux lister les conséquences qui me viennent à l’esprit. Le premier et le plus évident d’entre eux est qu’il n’existe plus de terme précis pour désigner celui qui se bat pour la liberté de chacun. Certes, il lui est possible de se désigner comme un libéral, mais ce faisant, il s’expose à se trouver identifié à des idées et des comportements qu’il rejette. La seconde, c’est que celui qui défend la liberté d’entreprendre au détriment des autres libertés, même plus fondamentales, est considéré comme libéral, et non celui qui, plus épris de liberté, préfère encore sacrifier son esprit d’entreprise plutôt que de léser la liberté d’expression (au hasard) d’autrui. N’est-ce pas là un comble, lorsque l’on sait l’origine du terme ?

Une autre conséquence est particulièrement insidieuse : en effet, malgré le glissement de sens, il s’est conservé, tout au moins dans certaines catégories de la population, l’idée que le bon représentant du peuple se doit d’être libéral. Cette idée, on ne peut plus vraie à l’origine, s’est ainsi pervertie, perdant la majeure partie de son sens de départ. Cela, couplé au fait que les élites économiques, qui ont une meilleure éducation, ont également plus de chances de parvenir au pouvoir, et sont donc tentées de favoriser leurs semblables entrepreneurs. Cela se traduisant par exemple, mais pas seulement, par une dérégulation des modalités d’emploi (je pense ici très précisément au Cours Préparatoire d’Elite). Mesures qui, si elles sont en effet très favorables à la liberté de l’entreprise, le sont en revanche nettement moins pour celles de tout un chacun.

Je ne peux pas non plus m’empêcher de mettre ce glissement sémantique en rapport avec la tendance qui consiste à cesser de considérer que le service publique se doit, autant que faire se peut, de rendre service du mieux possible à la population, mais avant tout d’être rentable. Or, si la rentabilité est une nécessité, ce n’est vrai que pour les entreprises privées. Une entreprise privée a pour but de générer des bénéfices, avec une politique agressive visant à inciter les clients à s’offrir ses services. Seulement, à cause de son ampleur et de sa nature, un État juste ne se gère pas à la façon d’une entreprise. Les déficits, s’il y en a, se comblent par l’augmentation des recettes, donc des impôts. Seulement, nul n’apprécie de donner son argent gratuitement. Mais les impôts ne consistent pas en cela, ce n’est qu’une impression. Il s’agit en effet, avant tout de le partager. Nous bénéficions tous des services publics. Quant au fait que les plus riches soient plus lourdement imposés alors qu’ils ont moins besoin des services publics, il se justifie par la solidarité, laquelle assure toujours en partie la cohésion d’une société de la taille d’une nation.

Pourtant, nombreux sont les politiques qui prônent une réduction des impôts. Cela s’explique par de nombreux facteurs : le premier est l’impopularité des taxes en tous genres, aussi les réduire assure de plus grandes chances de se voir élu. L’autre provient du fait que les élus sont le plus souvent issus des classes les plus riches de la population, et ne se sentent solidaires qu’avec eux-mêmes et leurs amis possédant autant si ce n’est plus de richesses qu’eux. Si le premier facteur est excusable (ce ne sont que des promesses), le second est lui bien plus grave. Il s’apparente en effet à la corruption, car c’est une motivation contraire aux intérêts de la majorité qui a fait l’élu. Cela va de paire avec les politiques qui, tout en réduisant les moyens alloués aux services publics de base tels que l’éducation ou les soins, se permettant de multiplier commissions et autres organismes qui combinent systématiquement fonction obscure, membres proches du pouvoir, et salaire mirobolant de ceux-ci.

La corruption commence en effet dès lors que l’on favorise ses amis à l’aide des moyens alloués par une fonction publique. Il convient certes de récompenser ceux qui nous aident, mais avec des moyens qui nous appartiennent en propre, et non à l’aide de ceux qui nous sont prêtés par le peuple. Cela est d’autant plus vrai que l’amitié s’achète, entrant ainsi dans la corruption caractérisée. La corruption des dirigeants est le pire fléau que puisse subir un pays : en effet, ce sont tout ses citoyens qui en sont affectés. Un détournement de fond, par exemple, est difficile à repérer, et plus encore à récupérer. Il existe certes amendes et peines de prison pour ces délits, mais elles sont à mon sens plafonnées bien bas : ce sont là selon moi des crimes pires que le meurtre, qui ne touche lui qu’un nombre restreint de personnes (sauf exception), à savoir la victime et ses proches. Les peines encourues pour corruption se devraient d’être extrêmement lourde, non pour dissuader totalement, ce qui serait illusoire, mais pour que le ratio des risques de se faire prendre et de la peine encourus par rapport aux bénéfices que l’on peut en tirer soit en faveur de la société, et non du criminel.

Ne t’y trompes pas : si je fais l’apologie de la répression, c’est de la répression du pouvoir dont je parle, et plus précisément de ses abus. J’ai ici pris l’exemple de la corruption, mais tout abus de pouvoir, de quelque nature qu’il soit, se devrait à mon sens être puni de telle sorte que celui qui détient ce pouvoir le perde, et ne puisse jamais le récupérer. C’est là, je le reconnais, une position extrême, mais dont je ne peux me départir, tant ma méfiance vis à vis de tout pouvoir et mon dégout quant à la façon dont ils sont appliqués sont grands.