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Précision des sciences

25 novembre 2013 Laisser un commentaire

La capacité à observer, comprendre et modifier ce qui nous entoure est une chose très importante dans la définition de ce que nous sommes. En effet, la principale différence communément établie entre un être intelligent et une bête est la capacité à concevoir, construire au besoin, et surtout utilise des outils. Ce n’est pas pour rien que les espèces que nous jugeons les plus proches de nous en termes d’intelligence sont jugées selon ce facteur. Cette capacité est notre spécialité. A tel point qu’il me semble évident que c’est ce qui nous permet d’occuper la niche écologique où nous nous trouvons, quand bien même je serais totalement incapable de définir celle-ci avec précision.

Cette « intelligence », puisque c’est le mot que nous employons, nous a permis de subir une évolution culturelle, sur laquelle je n’ai ni le temps ni les compétences de m’étendre. Mais il me semble également évident que cette évolution culturelle inclut, que ce soit en cause ou en conséquence, et sans doute le plus souvent les deux à la fois, le raffinement de nos méthodes d’observation, de compréhension, et de modification de notre environnement.

Quelque part au cours de cette évolution, nous avons mis au point ce qui est couramment appelé la méthode scientifique. Et nous voici donc, lecteur, au point exact d’où je souhaite partir. Pourquoi alors, me demanderas-tu, fais-tu ces digressions préliminaires ? Pour mettre en contexte, et gagner du temps d’explication par la suite, te répondrai-je. En effet, vois-tu, rien n’est interprétable sans son contexte. Mais cela est une autre histoire, que je traiterai peut-être bien un jour ou l’autre. Mais revenons en à nos moutons.

Bêêêêêêêêh

Soyons ordonnés, soyons efficaces

La méthode scientifique a été bâtie par l’expérience, l’essai et l’erreur.  Elle nous sert à éviter de nous laisser leurrer par nos impressions et nos idées préconçues. Et même, dans une certaine mesure, par notre humanité. Mais elle souffre peut-être d’une faiblesse. Ayant été élaborée par l’essai et l’erreur, elle est en quelque sorte un outil créé par les sciences pour progresser dans les sciences. Or, la science est, et a toujours été, dépendante de nos cinq sens, étendus au besoin à l’aide d’outils allant du fil à plomb au cyclotron. Qu’en est-t-il si nos sens comportent une faiblesse intrinsèque et subtile, nous faisant nous méprendre sur la proximité de la vérité forcément subjective que nous propose la science avec la vérité absolue, presque par définition, inatteignable ?

Certes, comme tu me le diras, cette question n’a guère d’importance. Notre science fonctionne, me permet de te faire part de cette question qui, au fond est insoluble et donc résolue. Cependant, permets moi de spéculer quelque peu. Partons un instant du principe qu’un contact avec une espèce intelligente issue d’un autre systèmes stellaire sera un jour établi. Cette espèce aura connu des contraintes différentes au cours de son évolution, et sera donc très probablement assez différente de nous. Et c’est ici, lors de ce premier contact, que les différences et les biais supposables entrent en jeu, pour nos deux espèces. C’est en me demandant si le cumul de ces différences pourrait rendre l’humanité et cette nouvelle espèce incapables de communiquer que j’ai eu l’envie d’écrire cet article, afin d’y répondre.

Il n'y a qu'à espérer que le signe de la main ne soit pas une offense dans la culture de ceux qui trouveront cela

Cryptique, même pour nous autres, n’est-il pas ?

Bien évidemment, nous pourrions avoir de la chance, et contacter une espèce proche de la notre par son esprit, que ce soit par hasard ou parce que les lois de la sélection naturelle le veulent. Mais, a priori, le cas le plus intéressant est celui où l’interlocuteur est le plus grandement différent, n’est-ce pas ? Après tout, les rencontres les plus étranges sont bien souvent les plus enrichissantes, n’est-ce pas ? Surtout que cela ferait un excellent argument pour faire baisser d’un ton ceux qui clament que nous sommes seuls dans l’univers « parce que Dieu ». Ou dieux. Mais de toute façon, dieu partout.

Mais, vois-tu, je me demande si la courbe f(différence) = « difficulté de compréhension » ne serait pas logarithmique. Car en effet, je pense qu’à partir d’un certain degré de différence, la méthode scientifique, et ce qu’elle recouvre dans chaque cas, deviendrait indispensable à la communication, entrainant force calculs et protocoles spécifiques. cela rendrait fort semblables sur le fond l’échange de l’humanité avec d’autres êtres aussi différents entre eux qu’ils le sont chacun de l’humanité.

Ce qui me fait dire que les sciences sont la réponse aux faiblesses des sciences dans leur domaine est le concept de réalité objective. Toute inatteignable qu’elle soit, celle-ci n’en modèle pas moins la réalité subjective de chaque être vivant. Donc, au moins dans le cas des sciences appliquées telles que l’électronique ou la linguistique, elle sélectionne les procédés effectivement fonctionnels face à ceux ne pouvant qu’échouer.

J'espère au moins que ce n'est pas du gaspillage

Beauté expérimentale

Il me semble donc légitime de supposer qu’une espèce extraterrestre, bien qu’elle soit susceptible de décrire le monde d’une façon radicalement différente de la nôtre, emploierait finalement des méthodes ayant « aux yeux » de la réalité objective (permets-moi cet abus de langage) les mêmes mécanismes primordiaux, quand bien même ceux-ci nous échapperaient, à nous comme à cette espèce. Ces méthodes seraient donc probablement compatibles entre elles avec un minimum de coopération de part et d’autre.

En somme, s’il est très certainement légitime de se poser la question de la réalité de la description du monde que nous fournissent les sciences, il convient de se rappeler qu’elles n’en ont pas la prétention. Ce qu’elles cherchent est d’expliquer le monde selon selon des modèles décrivant ce que nous observons. Les sciences ne décrivent donc pas plus le monde qu’une maquette ne saurait être un véritable avion.

Le seul cas m’apparaissant comme problématique serait celui où il nous faudrait communiquer avec une autre espèce douée de capacités de raisonnement semblables aux nôtres par leur puissance mais non par leur fonctionnement intrinsèque. Mais, bien qu’en l’absence de possibilités d’expérimentation à ce sujet, et donc de confirmation, je pense que la compréhension mutuelle n’aurait rien d’insurmontable pour peu que nos espèce fassent preuve de bonne volonté et de rigueur, ou tout au moins leur équivalent extraterrestre.

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La Raison de l’athéisme

12 février 2012 Laisser un commentaire

Alors que je me promenais sur la toile de pages inter-connectées qu’il est convenu d’appeler le net, ou le web, j’ai constaté un phénomène étrange et récurrent chez mes amis les croyants extrémistes, dont tu sais sans doute quel amour je leur porte. Ces braves personnes semblent en effet penser, dans la mesure où le livre qui remplace leur cervelle en est capable (oui, un grand amour te disais-je), qu’ils croient parce-que cela est rationnel, et que l’athéisme est la plus irrationnelle de toutes les positions intellectuelles autres que la leur. Ils prétendent en effet que d’entre toutes celles-ci, l’athéisme est celle qui demande d’accepter le plus de dogmes tout faits et impossibles à prouver. Je n’aurai pas la bassesse, et surtout pas la patience, de donner des exemples du nombre de dogmes que ces gens acceptent sans même s’en rendre compte. Je vais même leur donner raison sur un point, et ne pas trop argumenter sur l’autre, et c’est un cadeau que je ne suis nullement obligé de leur faire, comme je vais le détailler car ce n’est pas général : je vais leur accorder que les athées doivent en effet « croire » en un certain nombre de choses, des théories scientifiques en l’occurrence, bien que ce soit uniquement parce-que je reconnais le faire moi-même.

Avant de continuer cependant, je vais discourir sur pourquoi je ne suis pas obligé d’accepter que les athées aient plusieurs croyances communes. Ce que ces gens faillissent à comprendre en effet, c’est que l’athéisme ne veut pas nécessairement dire que l’on adhère à la pensée scientifique. Le seul point commun de tous les athées n’a en effet rien à voir avec la science, dans la mesure où l’athéisme est « l’absence de croyance en un dieu quelconque ». Et comme tu peux le constater, il n’y a rien entre ces guillemets qui se réfère à la pensée scientifique, ou même à la science en général. C’est juste une opinion philosophique, et c’est pourquoi il existe d’excellents scientifiques croyants, qui savent mettre de côté leurs croyances lorsqu’ils travaillent.

Il me faut à ce point définir quelques notions : la différence entre l’athéisme et l’agnosticisme d’une part, puis celle entre l’athéisme dit « fort » et l’athéisme dit « faible ». L’athéisme et l’agnosticisme se différencient parce que l’athée ne croit pas en un dieu, tandis que l’agnostique croit qu’il est impossible de décider. Ce qui est une croyance irrationnelle, car rien ne la fonde du point de vue scientifique. La différence entre l’athéisme « fort » et l’athéisme « faible » est plus subtile : l’athée « fort » croit qu’aucun dieu n’existe, ce qui est je te l’accorde une croyance aussi stupide qu’une autre, tandis que l’athée « faible » ne croit en aucun dieu, ce qui est une absence réelle de croyance. La différence est certes, je te l’accorde, subtile, mais à mes yeux indéniable. Selon cette définition, bon nombre de personnes, dont peut-être toi, se considérant comme agnostiques, sont en vérité des athées « faibles ». Ou bien, si tu tiens à ta définition, les athées « faibles » sont des agnostiques, mais alors où puis-je caser ceux que je considère comme agnostiques ? Car ils snt alors différents de toi et moi dans leur façon d’appréhender le monde.

Cela étant posé, attardons-nous maintenant sur la définition de dogme, car j’ai accordé à nos amis créationnistes que nous devions « croire », mais n’ai pas réemployé le mot dogme, et ce à dessein. Comme tu peux-le constater, il s’agit systématiquement de croyances considérées comme des vérités incontestables, à l’exception notable du sens médical du terme. Or, tout ce qui est scientifique doit pouvoir être contesté, sous peine de ne plus l’être. Certes, les créationnistes argumenteront sur ce point que par exemple, l’évolution n’est pas une théorie scientifique. Et ils auront raison, mais pas à leur avantage. En effet, l’évolution est un fait constaté, et ce dont ils veulent parler est la théorie de l’évolution, qui a pour visée d’expliquer comment les espèces évoluent. Tenter de réfuter l’évolution est comme tenter de réfuter la gravité. Ou comme se battre contre la réalité. On peut en revanche tenter de réfuter la théorie de l’évolution ou celle de la gravité, qui expliquent comment cela fonctionne. A condition de trouver soit un modèle plus précis (ce qu’ils n’essaient même pas, du moins pas de façon scientifique donc valide), soit en mettant en évidence des éléments les contredisant, ce à quoi ils ont jusqu’à présent échoué misérablement, malgré leurs mensonges (comme en disant qu’il n’y a aucune espèce transitionnelle).

Tout cela ayant été établi, venons-en maintenant aux arguments avancés par les créationnistes : ils prétendent d’une part que l’on ne sait pas expliquer un certain nombre de choses en matière d’évolution, et que « l’inanimé ne peut donner naissance à la vie », ou encore que l’univers ne saurait se passer de créateur, car « toute chose a une cause » d’autre part. Ce sont là deux arguments par le « dieu des lacunes » (ou dieu des trous comme j’aime à l’appeler). C’est un sophisme revenant à affirmer « nul ne sait comment l’expliquer, donc Dieu l’a fait » ; ou bien sa variante plus généraliste, l’argument par ignorance « personne n’a encore expliqué cela, donc l’ensemble est faux ». Que répondre à de telles âneries ? Si c’est par le biais de la théorie de l’évolution que se fait l’attaque, il suffit simplement de reconnaître son ignorance, mais de préciser que l’absence de preuve ne fait pas la preuve de l’absence, et que dans la mesure où la théorie de l’évolution a été de multiples fois confirmée par des prédictions s’avérant justes, il est fort probable que cela se soit produit, bien que nul ne sache exactement comment.

Si c’est la théorie de l’abiogenèse qui est visée la réponse sera la même, mais dans la mesure où aucune hypothèse à ce sujet n’a encore atteint le rang de théorie pleinement établie, il convient de ne pas s’arrêter là. Il faut en effet pointer le fait que la sentence très commune qu’elle soit exprimée de façon claire ou qu’elle soit masquée, prend comme hypothèse de départ qu’il existe quelque-chose dénommé « âme » au sein des êtres vivants, alors que rien ne démontre que nous soyons autre chose que des mécanismes biochimiques complexes. Enfin, la question de l’origine de l’univers est plus complexe, mais il existe moult raisons qui expliquent cela sans créateur, comme dans cet article, qui n’a pourtant nullement prétention à tous les lister.

Pour conclure, je vais maintenant t’exposer la véritable raison pour laquelle je suis athée, car le puis sans trop digresser maintenant que tous ces points ont été exposés. La seule et unique raison de cela, c’est qu’il n’existe aucun élément objectif montrant l’existence d’un quelconque dieu. Et, en l’absence de cela, la Raison m’interdit de croire en l’hypothèse « Dieu ». Je ne dis pas être certain de l’inexistence de dieu. Il se pourrait même qu’un jour la science mette en évidence des éléments indiquant l’existence d’une conscience à l’origine de l’univers qu’il serait possible de nommer ainsi. Mais, bien que ce jour là, s’il arrive, tous les extrémistes religieux du monde clameront avoir eu raison depuis le début face aux athées et autres sceptiques, et commenceront à se battre pour savoir qui avait le plus raison à propos de cette entité, seuls les sceptiques pourront entreprendre d’étudier rationnellement cette entité, et s’il advenait que l’une ou l’autre des religions avait raison quant à l’une ou l’autre des caractéristiques de celle-ci, ce serait uniquement par chance…

Du relatif absolu de la vérité

La vérité (du latin veritas) est la qualité de ce qui est vrai. C’est la conformité de l’idée avec son objet, conformité de ce que l’on dit ou pense avec ce qui est réel.

La vérité est un concept absolu, toute chose est soit vraie, soit fausse est il dit. Un énoncé est vrai correspond à la réalité. Lorsque je dis : « J’existe », c’est là une vérité : je ne peux le dire que parce que j’existe, ma non-existence serait incompatible avec ma capacité à formuler cet énoncé. En revanche, lorsque je dis : « Tu existes » ce ne l’est pas nécessairement. Tu pourrais, ainsi que la totalité de l’univers, être une part d’un rêve que j’aurais décidé d’appeler la réalité. Ainsi, ton existence ne serait pas du même niveau que la mienne : tu n’existerais que dans ce monde rêvé, ne serais que fragment d’irréel, en un mot inexistant. Mais il est impossible de décider si oui ou non tu appartiens à un rêve, car si c’est vrai, tous les éléments à ma disposition faisant eux-même partie du rêve, ils ne permettraient pas de décider ce qu’il en est. L’état de la proposition « Tu existes » m’est donc indécidable. A la lumière de ce raisonnement, la proposition précédente « J’existe » n’est donc assurément vraie que pour moi.

La perception de la vérité est donc indissociablement liée à l’observateur. J’en reviens donc aux notions d’univers subjectif et d’univers absolu déjà développées. Dans nos univers subjectifs des propositions peuvent très bien être indécidables, et ce à tel point qu’il est possible de montrer mathématiquement qu’une proposition ne peut être ni montrée vraie, ni montrée fausse, et que de telles proposition peuvent être soit vraies, soit fausses. Les causes de l’indécidabilité me semblent provenir de deux sources différentes : soit les paramètres qui, pris en compte permettraient la démonstration sont trop complexes ou trop nombreux pour être pleinement analysés (par exemple, il faudrait pouvoir examiner une infinité de cas pour pouvoir être fixé, ce qui est impossible), soit ils sont tout simplement inexistants, comme dans l’exemple par lequel j’ai introduit.

Si je me suis servi de cet exemple pour présenter la notion d’indécidabilité, c’est pour une raison bien précise : c’est que, comme je l’ai déjà dit, parce que la démonstration de la véracité d’une proposition est liée à la perception de l’observateur. On peut ici extrapoler que, la perception de chacun étant différente, il existe autant de vérités, ou plutôt de chemins menant à la vérité, que de personnes. Nul n’a la même perception d’un évènement (un évènement sera ici à associer à une notion de proposition vraie, celle-ci étant en quelque sorte « cet évènement s’est produit de telle façon »), sans pour autant que l’un aie plus raison que l’autre quant à la nature de cet évènement.

Si chacun de nous voit le monde d’une façon différente, ces visions tendent toutefois à converger. Il existe donc un lien, direct ou indirect entre elles. Ne pouvant percevoir ce qu’un autre perçoit, c’est donc qu’il existe un référent commun, que nos perceptions déforment, nous interdisant de le concevoir réellement. Je ce qui se passe dans ce référent est donc également modifié, mais ne dépend en aucun cas de facteurs extérieurs tels que la perception qu’en a un individu. Même si personne ne conçoit ces évènements, leur existence est réelle, vraie. C’est là ce que je nomme une vérité absolue : elle est la seule de cette nature, par opposition à une vérité relative dépendant des perceptions de chacun, mais vraie dans l’univers personnel que chacun se forge. C’est ainsi que le mot vérité recouvre à mon sens deux concepts voisins, l’un absolu, l’autre relatif à l’observateur du premier.

Des Grands Complots Mondiaux

12 novembre 2010 Laisser un commentaire

As-tu, lecteur,  déjà discuté avec ceux qui sont injustement appelés par les ignares « conspirationnistes » ? Ceux qui d’après toi élucubrent des suppositions auto-entretenues et sans fondements ? J’en étais sûr, tu sais de qui je vais te parler. Et bien, saches que tu as toujours été injuste avec eux. Tu as commis à leur encontre la plus grande des injustices en les sous-estimant. Tu es un ignare comparé à eux. Un ver de terre. Je suis certain que tu ne t’en étais jamais rendu compte. Ils valent pourtant mille fois plus que toi. La Vérité sort de leur bouche, leur oreilles percent tous les mensonges et leurs yeux déchirent le voile le plus opaque jeté sur ce qui s’est réellement passé. Et je vais ici même entreprendre de t’expliquer pourquoi, Ô lecteur.

Renseigne-toi sur ce que sont les Illuminatis, les Reptiliens, informe-toi sur les véritables buts des juifs et des francs-maçons. Cherche la vérité et tu la trouveras. Elle est là, juste à portée de main, à quelques clics de souris et tapotements de clavier. Si tu le veux vraiment. Le conspirationniste, nommons le ainsi par commodité l’a mise là, à ta portée, aisée à atteindre. Comment cela ses preuves sont infondées, incohérentes et paranoïaques ? Comment cela elles ont déjà été vues et revues mille fois ? Comment cela tu ne vois rien ? C’est bien ce que je disais, tu es un ignare qui ne vaut pas un millième de conspirationniste. Les liens entre les preuves semblent certes inexistants, mais tout est relié ! Par des liens si profondément dissimulés que même les conspirationnistes doivent s’y mettre à plusieurs pour en avoir la certitude ! Mais non, ce livre n’est pas un faux ! C’est ce qu’on essaie de te faire croire, c’est tout. Et le fait qu’il ressemble presque ligne à ligne à un ouvrage antérieur n’est qu’une preuve de plus du pouvoir immense contre lequel lutte le conspirationniste, ce héros ! Ne vois tu donc pas ces trois pixels qui traversent l’image de la vidéo en un dixième de seconde ? C’est pourtant visible comme le nez au milieu du visage. Pour un conspirationniste du moins. Mais c’est parce qu’il le vaut bien, c’est à dire tellement, tellement mieux que toi !

Les conspirationnistes sont très subtils dans leur façon de vous faire voir la vérité.

Mais trêve de plaisanteries ! Les conspirationnistes ne valent out de même autant que mon chat, me diras-tu cher lecteur. Et c’est vrai. Car rien ne peut égaler son poil soyeux, son allure élégante, sa morgue pleine de dignité… Mais je m’égare. Bref, vous l’aurez compris, tout n’est pas parfait chez les conspirationnistes. Car ce sont des vrais héros, pas comme cette tafiole de Superman qui à force de supers-pouvoirs n’a plus aucun ennemi à sa hauteur. Car si le conspirationniste détient la vérité, il ne peut vaincre sans la partager. D’où les innombrables sites internet qui pullulent de preuves ; comme je l’ai d’ailleurs mentionné ci-dessus. Mais  cela ne suffit pas, lecteur, tu en es la preuve vivante, tu restes incrédule devant ce qui est pourtant pour le conspirationniste une évidence. Car là est le problème de celui-ci : il est entouré d’imbéciles manipulés et d’ennemis ! Et toi, lecteur, à quelle catégorie appartiens-tu ? Peut-être es-tu simplement l’une de ces pauvres âmes menées à leur insu par les mains invisibles et surpuissantes contre lesquelles il se bat. Mais peut-être es-tu l’un de ces monstres à sang froid, manipulateur, agissant dans l’ombre pour mener l’humanité à sa perte ? Avoue, ou crache ton venin, vil lézard,mais rien entends-tu, rien ne l’arrêtera dans la quête qu’il mène pour exposer la vérité à la face du monde !

Mais… J’y pense, cher lecteur, ne trouves tu pas étrange cette extraordinaire acuité des conspirationnistes ? Ils savent tout, il est impossible de leur prouver le contraire, rien ne peut les arrêter ! En y réfléchissant bien, je trouve leur magnifique illumination fort louche… Comment font-ils pour être si bien renseignés ? D’où leur viennent ces certitudes si absolues ? Comment peuvent-ils contrer tes arguments avec une telle efficacité ? Pourquoi cherchent-t’ ils à exposer tout cela au grand jour ? Expliquer si magnifiquement tous les mystères ? Voilà une chose qui est fort étrange en vérité je te le dis… Si leurs renseignements sont si parfait, si complets, c’est peut-être parce-qu’ils leur sont directement livrés par les comploteurs… Cela expliquerait leur certitude absolue… Et connaissant la Vérité de tous les complots, de toute la face cachée du monde, ils savent d’avance que pointer pour contrer tes contre-arguments… Et s’ils cherchent à dévoiler tout cela, c’est pour mieux nous tromper, car quoi de mieux que la vérité pour constituer un mensonge !

Voici la réalité !

Mais alors que veulent-ils vraiment ? Que cherchent-ils à nous dissimuler ? Et surtout, ou trouver les preuves ? La réponse à toutes ces question, lecteur, nous les trouverons là où sont toutes les réponses : dans l’Histoire ! Les premières théories du complot que nous enseignent les conspirationnistes sont nées à partir de la Révolution française, où l’on nous révéla qu’elle avait été prévue, voulue et dirigée d’une main de maître par divers clubs et associations d’intellectuels provenant des Lumières. Je te laisse te renseigner plus avant à ce sujet par toi-même, car ce n’est pas ce que nous étudions ici. Mais si c’est là le complot le plus anciennement dévoilé, est-ce pour autant le plus ancien de tous ? Non ! Nous en avons été informés au cours du 19ème siècle, principalement avec les complots juifs et francs-maçons visant à dominer le monde, que divers auteurs populaires nous dévoileront. La religion juive et les loges maçonniques étant bien antérieures à ce siècle, nous en déduisons que les complots associés le sont également. Ces complots atteindront leur paroxysme lors de la période de l’Allemagne nazie et de la seconde guerre mondiale de sinistres mémoires. Là encore et pour les mêmes raisons, je te laisse t’informer par toi-même, lecteur ; les faits que j’aurai besoin d’analyser sont largement connus, même de toi. Enfin, j’aurai besoin d’un dernier complot, celui du très actuel 11 septembre 2001, fomenté par les États-Unis d’Amérique contre eux-mêmes afin d’envahir l’Irak en commençant par une attaque en Afghanistan pour couvrir ses véritables intentions.

Quel est le lien entre ces différents complots ? Le nombre de complots dévoilés dépasse le millier, mais je pense que ces trois là devraient suffire à te permettre de voir ce qui se cache derrière, bien que de manière imparfaite.

Interrogeons nous : pourquoi les conspirationnistes n’ont-ils pas dévoilé ces complots au fur et à mesure qu’ils les échafaudaient (car il est évident qu’ils sont derrière chacun d’entre eux) ? La réponse exacte n’est sans connue que d’eux seuls, mais tentons néanmoins de l’approcher du mieux que nous pouvons. Sans doute pour rester crédibles, en lien avec leur époque. Révélés trop tôt, chaque complot n’aurait eu aucun écho, il fallait qu’ils soient crédibles. Je rappelle en effet qu’incrédibilité n’est pas synonyme de faux. La Révolution française était parfaite pour commencer à tout déballer, car tout était issu d’un passé proche et ancré dans le présent. Elle préparait le terrain pour les révélations suivantes. Les autres aléas chronologiques ont des explications semblables.

Pourquoi un tel nombre de complots ? Pour nous distraire, je te l’ai dit. Car une fois qu’il seront parvenus à nous montrer qu’ils sont tous vrais (et ils le sont n’aie aucun doute là-dessus), que nous aurons accepté ce fait, nous ferons ce que tout être sensé ferait à notre place : nous les combattrions ! De toutes nos forces ! Et là serait notre erreur ! Car une fois encombrés par tous ces complots nous bouchant la vue, nous serions bien en mal de voir les conspirationnistes devenus nos chefs mettre leurs plans en action. Ils auront les mains libres, ils feront ce qu’ils voudront, au terme ce de leur plan millénaire !

Le plus grand conspirationniste de tous les temps en pleine action.

Dans quel but ? Là encore, la vérité n’est sans doute connue que d’eux seuls. Mais ici intervient l’analyse des trois complots cités précédemment. Prenons le complot des juifs et des francs-maçons, sans doute le plus largement développé de tous, autour duquel se déploient un nombre considérable d’autres complots de moindre importance. Il nous dit en substance que les juifs et les francs-maçons veulent dominer le monde. Qu’en tirons nous ? Nous avons là deux groupes, l’un religieux et opérant au grand jour, l’autre laïc et opérant en secret, aisément identifiables par la population, permettant à eux seuls de couvrir un vaste champ de conspirateurs potentiels (donc de séides pour les conspirationnistes). Place au complot auquel nous devons la Révolution française  : il vise pour sa part à instaurer la démocratie, les droits de l’homme et tout ce qui s’ensuit sans dévoiler les conspirationnistes pour autant. Cette famille de comploteurs n’avait pas pour but de durer : juste de servir d’écran aux conspirationnistes pour instaurer la démocratie, condition indispensable à l’instauration des conditions de réalisation du plan des conspirationnistes. Enfin, voici le complot du 11 septembre 2001 : il a pour but d’instaurer un climat de méfiance à l’encontre de ces mêmes démocraties. Simple et efficace.

Maintenant que nous avons le but individuel de différents complots, faisons la synthèse de tout cela. La démocratie, les droits de l’homme et tout ce qui s’ensuit visent à nous faire discuter entre nous, et le fait est que cela fonctionne à la perfection. Il suffit pour s’en apercevoir de regarder le premier débat télévisé. Le complot du 11/09 nous fait discuter encore plus. C’est la preuve que le plan des conspirationnistes arrive à échéance. Enfin, le complot judéo-maçonnique enfin sera utile lors de la phase finale dudit plan pour nous occuper, comme mentionné plus haut. Mais quel est donc leur plan, finalement ?

La source de tous les problèmes.

Il est temps de te révéler tout cela, lecteur : les conspirationnistes sont en vérité des extraterrestres venus sur Terre il y a longtemps afin de vérifier qu’elle n’était habitée par aucune espèce intelligente avant sa destruction pour la construction d’une voie expresse hyperspatiale. Les dinosaures ayant disparu depuis longtemps, ils constatèrent que la voie était libre. Cependant, avant de partir, ils constatèrent que leur vaisseaux, qui ressemblaient à d’espèces de monolithes noirs percés d’un trou, avaient causé un début d’intelligence chez une tribu de primates locaux. Que faire ? Ils avaient déjà transmis leur feu vert pour le début de la construction, et le temps que la planète doive être détruite, ces singes auraient tout le temps d’évoluer jusqu’au début de l’ère spatiale. Ils communiquèrent donc secrètement avec leurs patrons, qui au vu des sommes phénoménales engagées ne pouvaient déjà plus se permettre de faire marche arrière. C’est ainsi qu’il fut décidé, dans la plus totale illégalité, de masquer l’émergence de cette nouvelle espèce intelligente à l’univers, et de poursuivre la construction. Après tout, ce n’était là qu’une intelligence initiée artificiellement, donc loin de valoir une vraie intelligence. C’est ainsi que les conspirationnistes, depuis tout ce temps, ont élaboré un plan visant à nous empêcher de regarder le ciel durant les dernières années d’approche de la voie hyperspatiale, et donc de pouvoir signaler notre présence aux ouvriers et par là aux autorités universelles. D’où l’idée de nous distraire à l’aide de complots réels, mais insignifiants face aux véritables enjeux durant cette phase finale critique, menant la Terre à sa désintégration finale et silencieuse.

Mais moi je m’en fiche, car mon chat a déjà demandé de l’aide à ses amis du multivers de me sortir de là lorsque le temps sera venu.